J'habitais dans un petit village, où l'air est frais quelque part que seuls les habitants connaissent, dans une petite vallée entourée par des murs de pierre que les adultes apellent "montagnes". Ces montagnes vertes forêt et blanches de neige au sommet encerclent littéremment le village de Faëlgar, mon village natal. Je me promènes droit au puits, ma mère m'a demandé d'aller chercher de l'eau pour le souper. J'en profitai pour effectuer quelques détours et suivre mon chemin habituel, visitant les plus beaux coins du village. Je passai devant la maison de m.Chabouillet, ornée d'une magnifique cour avant d'où émanait un parfum et un bonheur exquis. C'est le maire du village et cela paraissait fortement à la seule vue de sa demeure, grande, luxueuse, et très belle. Passé cet endroit, je traversai le marché, des caravanes bondées de fruits, de légumes, d'objets et d'artefactes de toutes sortes. Des poules courent dans les rues, avec des enfants à leurs trousses, des enfants seulement un peu plus jeunes que moi. Les marchands, derrière leur comptoir, criaient des phrases pour essayer de faire vendre leurs produits, et derrière eux, des champs, de magnifiques pâturages portant de nombreuses bêtes, des animaux qui broutaient paisiblement, jamais achalés par rien ni personne. Quelques mètres plus tard, le puits m'attendait, il me fallait seulement passer une gitane criant à l'apocalypse, mais je ne croyais pas à ce chaos, j'ai toujours vécu dans mon beau village où tous sont chaleureux, alors pourquoi le mal viendrait tout d'un coup? Je passai cette dame qui faillit m'attraper le bras, sûrement pour essayer de me convaincre. Rendu au puits, qui étais situé sur une espèce de place centrale, au milieu d'un cercle en briques, entouré de la bâtisse du seigneur, de l'église et des auberges. Je déposai mes sceaux, attachés à un bâton de bois que je portais sur l'épaule. Je descendis le contenant qui tomba lentement au fond, dans l'eau du puits. J'eus plus de difficulté à le remonter, c'est lourd de l'eau! Tout le système grinça, mais il arriva enfin à ma hauteur, et je le vidai dans un de mes sceaux. Quand j'eus répété l'action pour emplir mon deuxième pot, je mis la barre soutenant ces sceaux d'eau sur mes épaules, derrière mon cou, et repris mon chemin vers ma maison, sans détours cette fois-ci, mon chargement était bien trop lourd. Je marchai une trentaine de mètres et pris un chemin de terre, menant à ma demeure, une petite chaumière, comme à peu près toutes les maisons de campagne près de chez moi. Une des chèvres de mon père mangeait des fleurs bordant le petit chemin que j'empreuntais, ce qui me fit rigoler. Le soleil était bas, il touchait presque aux montagnes, mais il n'était que trois heures de l'après-midi. Il était encore fort cependant, ce soleil, il faisait resplendir mes cheveux blond hirsutes, et mes yeux pers devenaient presque blanc à cause de cette lumière. Je criai à ma mère pour l'avertir que j'étais revenu et, elle me répondit.
-Mon enfant, allez, donne-moi ces sceaux, ils sont lourds. Tu es fort pour les avoir amenés jusqu'ici!
-Merci maman, je veux devenir aussi fort que papa quand je serai grand!
-Oui, mais il faudra que tu travailles fort, et que tu manges bien. Tien, va jouer dehors, je t'apellerai quand ce sera prêt, mais ne va pas dans le bois!
-Merci maman, je t'aimes!, lui dis-je en courant vers l'extérieur.
J'allai voir mon père, qui était dans sa petite ferme qu'il à construit l'an passé, presque tous les hommes du village l'a aidé, j'aime bien ma petite vie ici, les gens sont très hospitaliers. Je couru jusqu'à l'entrée et vit mon père traire sa vache, sa seule. Il l'aimait sa grosse "Berthe", comem il l'avait apellé. Grâce à elle, on pouvait boire du lait comme on en voulais, et avec le surplus, mon père le transforme en fromage pour le vendre et faire un peu d'argent.
-Papa!, dis-je sur un ton qui me permettrais d'avoir tout ce que je veux, car je voulais de lui une permission spéciale. Je peux aller dans le bois derrière?
-Hum...je ne vois rien contre, me répondit-il.
Quand je m'apprêtai à courir pour y aller, il m'arrêta.
-Mais...je crois que j'ai une meilleure proposition, et enrichissante pour toi.
-C'est quoi!? C'est quoi!?, insistai-je.
-C'est une petite histoire, et la raison pour laquelle un ancien roi bâtit notre village secrètement, ici, enclavé entre ces montagnes.
Ce que je l'aime mon papa, il veut toujours mon mieux et il à toujours de belles histoires à me raconter! Je m'asseyai dans un tas de foin, les jambes croisées, en signe que je suis prêt à l'écouter, et uil commença son histoire.
-Depuis les temps immémoriables, les dragons reignent sur nos terres, ils vécurent paisiblement, dans de lointaines contrées inhabitées, où ils se nourrissaient d'animaux et d'herbes. Mais avec le temps, le nombre de dragons grandissa et leur territoire aussi grandissa, jusqu'à toucher celui des humains. Les humains, dans leur peur infinie, tuèrent les dragons, alors les dragons ont perçus les hommes comme des prédateurs, et ont commencé à s'en servir comme nourriture. Ils dévastaient des villages et mangeaient tous ceux étant sur leur passage. Ces dragons, munis de leurs grandes ailes et leur peau reptilienne, leur crâne ressemblant à celui du démon, au long museau fourni de longues dents aussi tranchantes que des dagues, de leurs yeux émanaient la démence, la haine, l'envie insassiable de tuer, ce qu'ils n'avaient pas avant de rencontrer notre monde. Ce sont nos guerres, notre violence qui les ont perverti. C'est à ce moment queles rois du Nord, où les dragons ont attaqués en premier, créèrent un ordre nommé l'ordre des Dragonslayers, des chevaliers parmi les meilleurs acceptant de changer leur mode de vie afin de traquer et de tuer des dragons, et rien d'autre. Et ils étaient grassement payés pour chaque dragon pourfendu. Le premier à se mériter cet honneur se nommait sir Euclide de Genèvriésie, du compté de la Genèvre, en Haute-Minardyah, près des monts Alphas. Il était chevalier auprès du roi Yalva second, le meilleur de ses chevaliers même. Et il fut choisi pour débarasser son royaume de ses infâmes créatures, sir Euclide et tous ceux du premier escadron de Dragonslayers revinrent au château, avec une moyenne d'un dragon éléminé par deux semaines. Chaque royaume infesté par ces viles créatures firent de même, suivant l'idée du roi Yalva II, jusqu'à ce que l'on voit la population de ces dragons descendre critiquement, ils voulaient annihiler cette espèce. Cette dernière période s'est passée il n'y à pas si longtemps, ça ne dois faire qu'une cinquantaine d'années. C'est à ce moment que, pour avoir la paix de ces foutues bêtes, le roi Kohad trouva cet endroit, où on se trouve, et y fonda un village, car entouré de ces majestueuses et monumentales montagnes de roc, aucun dragon n'aurait passer. Et ça à fonctionné, c'est pour celà que mon père, qui vivait dans son royaume, décida de le suivre, car il en avait, lui aussi, assez de faire manger ses bêtes par les dragons. Tout lemonde garda ce secret, et depuis ce temps, nous n'avons plus aucune guerre, et nous vivons en paix avec ce qui nous entoure. Ça t'as plu cette histoire?
-Oh oui!, qu'est-ce que t'en sais des choses papa!Un jour je deviendrai aussi intelligent que toi!
Cette dernière remarque le fit rigoler. Et juste après, nous entendîmes ma mère nous crier pour nous avertir que le souper était prêt.